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La chrysalide

Depuis quelques semaines, voire quelques mois maintenant, j’ai décidé de faire un gros travail sur moi-même. Une espèce de grand nettoyage de 2021, pour me débarrasser de tout ce que 2020 avait pu faire peser sur mes épaules et sur mon quotidien. Un travail de longue haleine et pas toujours facile. Mais je crois qu’il est temps pour moi de partager mon expérience avec vous. Vous connaissez mon crédo, partager nos expériences, c’est nous enrichir mutuellement !


Un travail commencé en décembre 2020


Je pense que si la nécessité de faire un travail sur moi-même se faisait sentir depuis longtemps, la fin de l’année 2020 m’a donné l’occasion de sauter le pas, car avec deux semaines de congé et un confinement qui m’obligeait à rester dans le confort de mon chez-moi, j’avais toutes les conditions nécessaires pour me plonger en moi-même et faire un petit sondage intérieur plutôt que de me tourner vers l’extérieur, de voir du monde et de reporter ce grand nettoyage à plus tard. Bref, tant qu’à être repliée sur moi-même, autant en tirer des bénéfices.


C’est pas joli joli


D’habitude, le mois de janvier est l’occasion de me fixer des objectifs pour l’année et de faire des to-do lists pour concrétiser mes projets (j’entretiens une passion presque malsaine pour les to-do lists, j’avoue). Mais la pandémie a mis à mal mes envies de me projeter dans l’avenir proche et a tellement pollué l’année dernière que j’avais surtout besoin de faire le point, de digérer 2020. Je ressentais avant tout le besoin de me libérer du poids de cette année. Du poids de l’ambiance pourrie, des conclusions peu folichonnes du confinement quant à mon incroyable capacité à me noyer dans un verre d’eau et du sentiment d’échec qu’avait entraîné cette période nullissime.

Traduction : j’ai réalisé à quel point je pouvais me sentir débordée (et donc impuissante, et donc frustrée et donc en colère) pour des futilités. À quel point je pouvais avoir les nerfs de ne pas être capable de gérer tout sur tous les fronts en même temps, comme le ferait la mère parfaite que mes filles méritent. Un sentiment d’impuissance et d’échec qui pouvait me pousser à exploser pour des bêtises, comme lorsque les filles se chamaillaient alors que j’étais à la bourre pour un projet de traduction et que l’évier dégueulait de vaisselle sale.


Et au fond, est-ce que ça en vaut la peine ? De s’énerver à ce point ? Est-ce que ça change les choses ? En bien ?


Non, bien sûr que non. Ça n’apporte que de la culpabilité et un plus grand sentiment d’échec (en gros, une couche de négativité et d’angoisse sur une couche de négativité et d’angoisse).


Et je ne m’aime pas quand je suis comme ça. Je n’aime pas cette version de moi-même. D’où le besoin de faire ce travail intérieur.


On va plus loin


De fil en aiguille, j’ai eu besoin de me délester d’autres choses qui ne me servaient plus, moi, mon bien-être et mes objectifs de vie. Des choses qui ne remontent pas à l’année dernière, mais à bien plus loin. J’ai ressenti le besoin impérieux de commencer à me libérer de mes expériences de vie négatives, de mes cicatrices et de schémas de pensée toxiques qui n’ont plus leur place dans ma vie ou qui n’ont pas d’autre but que de me ralentir dans mon cheminement personnel.


L’autre point positif, c’est que je me suis aussi libérée du poids qui me pesait littéralement sur les épaules (enfin, surtout sur les cuisses et les hanches, en fait) en perdant presque 10 kilos. Des kilos en trop hérités de mes grossesses et de mon amour pour le gras (les chips au sel et la pizza, c’est la vie). Et pour la première fois, je ne vois pas ça comme une punition pour avoir trop mangé, mais comme un cadeau que je me fais à moi-même. Après tout, nous n’avons qu’un corps. C’est avec lui que nous allons traverser la vie et tout ce qu’elle nous réserve, pour le meilleur et pour le pire. Alors, autant en prendre soin, pas vrai ?


La phase du cocon


Pour l’instant, je suis toujours dans ma phase « chrysalide ». Derrière la paroi fragile de mon cocon se trame un gros travail pour m’aider à évoluer. Un peu comme l’espère de gelée qui compose la chrysalide avant de se transformer en papillon, mon travail intérieur révèle son lot de choses peu ragoûtantes. Des défauts, des faiblesses, des traumatismes et des schémas de pensée que j’essaie vraiment d’aborder sans jugement et avec humilité. Pas toujours facile de faire taire son égo !


Je ne sais pas si je sortirai de ma chrysalide en papillon multicolore et majestueux. D’autant plus que je ne suis clairement pas du genre « flamboyant ». Mais je pense que lorsque ce travail intérieur sera fini (mais le sera-t-il un jour ? Et quand ?), je sortirai de mon cocon délestée de pas mal de choses. J’espère faire émerger une meilleure version de moi-même. Pour mon bien, mais aussi pour mieux prendre part et contribuer à la vie qui m’entoure.



Et vous, avez-vous déjà entrepris ce genre de travail intérieur ? Qu’en pensez-vous ? Quelles expériences en retirez-vous ? Partagez votre vécu en commentaire. Le partage nous enrichit mutuellement !



Photographie : « Cocoon » par Scott Sawyer

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