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Préparation à l’accouchement, partie 1 : techniques de respiration pour bébé Sputnik ou peu pressé


Ah, avoir un petit loup. Vous en rêviez (ou pas), vous l’attendiez (ou pas) et voilà le temps de vous préparer doucement à l’accouchement et à son arrivée.


Quand je remonte un peu plus de six ans en arrière, je me souviens de ma prépa à l’accouchement comme quelque chose d’un peu… bof. Primipare un peu paumée (joli petit pléonasme que voilà), je me rends armée de ma prescription pour quelques séances de kiné prénatale auprès de l’hôpital le plus proche. Là-bas, je rejoins un petit groupe de femmes pour cette fameuse préparation. Au rendez-vous : un homme un peu âgé, bien souriant et aimable, mais voilà...


À mes yeux, la grossesse et l’accouchement c’est un peu « pas d’utérus, pas d’opinion », pour citer Rachel Green dans Friends.


Si ces quelques séances m’ont permis d’y voir plus clair avec une visite de la maternité et un mot d’explication un peu flippant sur le matériel médical susceptible d’être utilisé, tout s’est à peu près résumé à quelques techniques de respiration vaguement inspirées du « petit chien ». À la dernière séance, mon gros bidou et moi avons eu droit à un essai de poussée, couchés en position gynécologique, les pieds coincés dans les étriers, pour voir ce que ça fait. Le médecin a gentiment ri : « Hahaha Madame, vous ne poussez pas bien, vous poussez dans votre gorge, vous voyez ? Vous devenez rouge. » Ah, et sinon, un avis sur comment faire cela correctement ? Bah non.


Et c’est à peu près tout.


Conclusion : le jour J, je n’étais pas vraiment au point. Les eaux perdues à minuit, arrivée vers 0 h 30 à l’hôpital, le gentil urgentiste qui m’accueille m’explique « Oh, vous savez, ce n’est pas parce que vous avez perdu les eaux que votre bébé va arriver tout de suite, hein ! En moyenne, un premier accouchement dure douze heures. À moins que ça soit un bébé Sputnik ! ».


Cher Monsieur, j’aimerais pouvoir te recroiser pour t’expliquer la suite. Tout d’abord pour te préciser qu’un premier accouchement dure en moyenne 7 heures sans compter le prétravail. Et ensuite pour te montrer la tête de mon bébé Sputnik. Parce que 2 h 20 après mon admission, je tenais ma toute première princesse dans mes bras.


Pas de temps pour la péridurale, pas très bien le temps de réaliser non plus, j’ai eu énormément de chance d’avoir un très bel accouchement, sans aucune complication, et de pouvoir tenir un beau bébé en bonne santé au bout de mon aventure.


Mais qu’est-ce que j’étais paniquée ! Incapable de gérer mes émotions, encore moins de gérer la douleur, la sage-femme m’a glissé « Mais, faites ce que vous avez appris en préparation à l’accouchement ! ». Sauf que sur le coup, faire le petit chien me semblait impensable.


Alors, pour éviter ce genre de perte de contrôle totale le jour J, je vous propose de consacrer quelques articles de ce blog à la préparation de l’arrivée de votre petit bout. Pour assurer une arrivée en douceur à votre petit loup et vous permettre de vivre ce grand moment avec un peu plus de sérénité.



Première partie : les techniques de respiration


Parce que oui, une technique de respiration adaptée à vos besoins peut vous aider le jour J. Ce n’est pas uniquement pratique pour vous détendre, mais aussi pour relaxer vos muscles, contribuer à la souplesse de votre périnée et réduire la sensation de douleur.


Technique n° 1 : la respiration alternée


Aussi appelée Nadi Shodhana, la respiration alternée consiste à inspirer par une narine en bouchant l’autre, à retenir très légèrement votre respiration le temps de switcher de narine pour ensuite expirer par l’autre. Ensuite, vous inspirez depuis cette même narine et hop, vous rechangez pour expirer de l’autre. En bref, vous n’expirez jamais deux fois d’affilée de la même narine. Travaillez par groupe de 5 à 10 changements de narine et répétez cet exercice dès que vous en ressentez le besoin.


Je vous joins une petite vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=8VwufJrUhic&t=232s


Pourquoi ? Cette technique de respiration permet de rééquilibrer le fonctionnement des deux hémisphères du cerveau. Elle stimule le système parasympathique, qui invite votre organisme à la détente et au calme, et est donc particulièrement apaisante. Attention, vous pourriez même avoir un peu le vertige si vous la pratiquez longtemps !


Quand ? Durant la phase de latence, quand vous êtes au tout début de votre travail et que les choses ne sont pas encore trop rock ‘n roll. Cette technique de respiration yogique est parfaite pour vous apaiser en début de travail, quand les contractions ne sont pas encore trop rapprochées.


Technique n° 2 : la respiration de détente


Pourquoi ? Quand on a mal, on a tendance à se raidir et à tant se crisper que nos épaules pourraient atteindre nos oreilles (vous y penserez la prochaine fois que votre petit orteil rentrera en collision avec un meuble/Lego/autre jouet non identifié de son choix). Mais surtout, on a tendance à bloquer sa respiration. Or, le job des contractions de votre utérus est de vous aider à mettre au monde votre petit bout. Et pour bien fonctionner, un muscle a besoin d’oxygène. Moins il a d’oxygène, plus votre utérus va produire de l’acide lactique, ce qui provoque des crampes. Alors, pour donner un coup de pouce à votre utérus et réduire la douleur, respirez !


Commencez par inspirer en comptant mentalement et lentement jusqu’à 4 ou 5 (si vous avez l’habitude de réaliser ce type d’exercice, vous pourrez aller jusqu’à 8). Bloquez très brièvement votre respiration avant de bien expirer par la bouche jusque 6 ou 7 (voire 10 si vous étiez allée jusque 8 à l’inspiration).


Quand ? Cette respiration est hyper polyvalente, alors je dirais de la phase de travail actif à la phase de transition et même lors de la descente de bébé si vous en ressentez le besoin. Vous détendez vos muscles, les oxygénez et vous vous détendez… elle a tout bon !


Technique n° 3 : les sons graves


Pourquoi ? Je vais paraître New Age, mais c’est scientifiquement prouvé : émettre des sons graves produit des vibrations internes qui vont détendre vos muscles. Et les muscles périnéaux aussi ! Or, en relâchant le périnée, vous facilitez l’ouverture de votre col et l’arrivée de bébé.


Comment ? Vous reprenez la respiration de détente, mais lors de l’expiration par la bouche, vous émettez un son grave avec la voyelle « AAAAAA » ou « OOOOOOO » ou pourquoi pas le « Om » si ça vous parle.


Oui, ça sonne bizarre. Mais non, vous ne passerez pas pour une illuminée. Cette technique est connue des sages-femmes et beaucoup de femmes en vantent les bienfaits !


Quand ? Quand vous le souhaitez ! Mais je pense que vous en ressentirez essentiellement le besoin durant la phase de transition avant l’arrivée de bébé.


Voilà, c’était mon premier article (un peu long cette fois, les autres seront un peu plus courts) reprenant quelques astuces de préparation à l’accouchement. J’espère qui vous inspirera. Surtout, n’hésitez pas à consulter quelques tutos sur le Net pour aller encore plus loin sur le sujet !


Namasté !













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